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panag
Description du blog :
parler des cinéastes et des films peu connus ou non reconnus
Catégorie :
Blog Cinéma
Date de création :
23.05.2008
Dernière mise à jour :
21.10.2025
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Derniers commentaires RechercheEMMANUEL MOURET 2
FAIS-MOI PLAISIR 2009
L’auteur réalisateur scénariste acteur signe là un film léger en y incluant un humour plus visuel qu’à l’accoutumée d’inspiration burlesque qui n’est pas sans rappeler Jacques Tati (1953 : Les Vacances de monsieur Hulot) et Pierre Etaix (1965 : Yoyo) auteurs français des années 40-70 et pour les américains Howard Hawks (1952 : Chérie, je me sens rajeunir (Monkey Business) et Blake Edwards (1963 : La Panthère rose (The Pink Panther)
Il y replace son personnage lunaire, qui voit objets et humains s’opposer à lui ; petit inventeur du dimanche qui n’a point peur du ridicule
Pour sauver son couple Ariane (Frédérique Bel ) autorise son petit ami Jean Jacques (Emmanuel Mouret ) à poursuivre une rencontre amoureuse avec Elisabeth (Judith Godrèche) dont il ignore être la fille du président de la République (Jacques Weber )
Jean-Jacques va se familiariser ou du moins y tenter, mais durant une réception officielle il va accumuler des maladresses drolatiques, des situations saugrenues. (Électrocution, rideau coincé dans la braguette) Las de toutes ces aventures incontrôlables il retourne dans son cocoon pour y retrouver sa bien aimée aussi sage que son volage de compagnon.
Emmanuel Mouret draine une atmosphère triviale, avec son héros aussi maladroit que les figures dont il s’inspire. Il tente de définir l’amour , le couple et un entourage qui ne leur ressemble pas
Le film à nos yeux le plus réussi est un enchantement, présenté par un enchanteur perdu dans son royaume
Changement d’adresse 2006 France

Un musicien timide – tous ses héros le seront -David (Emmanuel Mouret ) enseigne le cor à une jeune fille discrète et secrète Julia (Fanny Valette ) dont il s’éprend
De l’autre côté il rencontre Anne (Frédérique Bel ) femme excentrique qui lui propose de partager son chez-soi., de vivre en colocataire Celle-ci qui tient une boutique de photocopies est tombée amoureuse de l’un de ses clients ; ce qui ne l’empêchera pas de partager un soir sa couche et même de conseiller à son amant d’un soir d’inviter d’emmener sa bien-aimée à Deauville.

Elle y rencontrera le charmeur Julien (Dany Brillant ) avec qui elle filera tandis que David retourbera dans les bras de Anne qui a quitté son humble demeure pour rejoindre celle de ce professeur
Le film se clôt par un juste retour des choses et fin des chassés croisés après nous avoir démontré que l’amour peut être fugace, complexe et difficile à construire. Il le dit avec humour, tendresse simplicité qui seront les qualités de ses films légers, aériens comme ces comédies américaines toutes aussi burlesques où le couple est une entité complexe remplie de contradictions, sensible et souvent désemparé.

Emmanuel Mouret signe là son troisième film et impose un style , une atmosphère qui drainera ses prochaines trames en gardant le rôle principal masculin . L’auteur est un être raffiné, un doux et tendre poète qui aime à se perdre dans les méandres de l’amour
La fille coupée en deux
Claude Chabrol, sorti en 2007.
France-Allemagne
![La fille coupee en deux [FR IMPORT]](https://images2.medimops.eu/product/0cf182/M0B0012F236Q-large.jpg)
L’auteur du haut de sa quarantaine de films signe son pénultième film reprenant les rênes d’in cinéma à charge et d’une peinture humaine tristounette et malveillante

L’intrigue se joue autour de deux protagonistes : Charles Saint-Denis (François Berléand ) écrivain à succès qui court le jupon sous l’œil complice du moins consentant de son épouse Dona (Valeria Cavalli) Sa prochaine proie et le mot n’est pas usurpé car l’homme est un prédateur se nomme Gabrielle Deneige, (Ludivine Sagnier ) une présentatrice météo ambitieuse et arriviste qui va devenir l’esclave sexuel de ce dernier qui va rapidement la répudier. Gabrielle qui est loin d’être un ange
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va accepter par dépit , et désespoir d'épouser le fils dégénéré d'une riche famille d'industriels, Paul Gaudens (Benoît Magimel ) au grand dam de son entourage. Mais l’histoire mêlée de frustration, de jalousie et de remords va prendre un tournant dramatique.
Chabrol tisse aidé de sa co-scénariste et belle-fille (1) Cécile Maistre un portait d’une bourgeoisie peuplée d’imbéciles, de pervers, de malades mentaux d’hypocrites enfin d’êtres décadents et dans ce monde peu sympathique on mange, on mange et on boit, on boit tout comme chez Simenon. Il semble inspiré d’un fait-divers que Richard Fleischer traitera en 1955 avec non moins de talent (2)
Si le film dont le titre n’est pas innocent Gabrielle est bel et bien partagé entre deux mondes -n’a pas la teneur et le regard féroce de ses œuvres précédentes il n’en est pas moins attrayant par son climat froid et mortifère, par une interprétation homogène avec deux seconds rôles savoureux telle Caroline Silhol qui interprète Geneviève Gaudens, la mère calculatrice et véhémente de Paul
L’œuvre est très représentatrice de l’univers de son créateur qui marqua son époque par ses diatribes vengeresses contre une société démissionnaire et vindicative.
(1) Chabrol travaille en famille avec sa femme Stéphane Audran, son fils acteur Thomas Chabrol , son autre Matthieu Chabrol compositeur et emploiera souvent les mêmes vedettes (Isabelle Huppert et Bernadette Lafont sept films, Michel Bouquet six films. François Cluzet, Jean-Pierre Cassel, Jean-Claude Brialy, André Jocelyn, Michel Duchaussoy, Maurice Ronet, Jean Yanne, Henri Attal, Dominique Zardi et Sandrine Bonnaire ) et la même équipe technique si ce n’est les mêmes scénaristes tel Paul Gégauff
(2) « Ce film a été inspiré par l'assassinat de l'architecte new-yorkais Stanford White en 1906, et sa liaison avec la danseuse Evelyn Nesbit. Cette même affaire a été traitée au cinéma par Richard Fleischer dans La Fille sur la balançoire en 1955, avec Ray Milland et Joan Collins interprétant le couple d'amants, et par Miloš Forman en 1981 dans Ragtime, avec Elizabeth McGovern et Norman Mailer »
QUE LA BETE MEURE 1969

Un écrivain pour enfant Charles Thénier (Michel Duchaussoy) voit son destin chambouler après la mort de son fils écrasé par un chauffard qui, a pris la fuite. Devant l’impuissance de la police à retrouver le meurtrier, il va mener son enquête et retrouver accidentellement le conducteur ou du moins dans un premier temps l’accompagnatrice l'actrice Hélène Lanson. (Caroline Cellier :) Il va à sa rencontre la charme et apprend que son beau-frère, Paul, (Jean Yanne ) garagiste de son état conduisait le véhicule incriminé.
Michel Duchaussoy et Caroline Cellier

Il va rencontrer l’affreux jojo marié à Jeanne () et père d’un enfant Philippe (Marc di Napoli) et fomenter un plan pour l’éliminer tout en tenant un journal où il explicite sa conduite vengeresse mais Paul est retrouvé mort, empoisonné

Le script est l'adaptation d'un roman de Nicholas Blake intitulé The Beast Must Die et paru en 1938 , poète connu sous le nom de Cecil Day-Lewis , père du fameux comédien Daniel Day-Lewis.Outre ses proses il écrivit d’autres polars (1)
Michel Duchaussoy et Jean Yanne

Chabrol nous montre l’ignominie humaine avec ce personnage sadique, pervers et possessif. Il met face à lui un homme tout aussi déterminé mais ô combien moins cruel. Au passage comme il se doit – lui fin analyste et fin scénariste (1) il égratigne la famille, plongée dans les compromis et les abnégations
Marc di Napoli et Anouk Ferjac 
Il transcende le roman, modifie les destinées de ses personnages : rend le rôle du père moins sympathique même si sa vengeance est audible et celui de l’enfant moins ambigu. Il a du jubiler avec ce personnage affreux à souhait qui balance quelques vérités au passage et se montre plus lucide que son entourage. Et Jean Yanne y est pour beaucoup aussi tout comme Michel Duchaussoy (3)

50 ans plus tard le film n’arien perdu de son acuité
(1) A QUESTION OF PROOF (1935) traduit en françaisIl manquait une preuve---librairie des Champs-Élysées, coll. « Le Masque » no 2329, 1997
THOU SHELL OF DEATH (1936) Rendez-vous avec la
mort, Nouvelle Revue Critique, coll. « L'Empreinte » no
101, 1936
THERE'S TROUBLE BREWING (1937) Le Squelette en
habit, coll. « L'Empreinte » no 126, 1937 ;
(2) Avec Paul Gégauff qui écrira et coscénarisera une vingtaine de ses films ainsi que d’autres : 1959 :Le Signe du liond'Éric Rohmer, 1960 :Plein Soleil de René Clément, 1967 :Diaboliquement vôtre de Julien Duvivier,
Gégauff sera cité dans le film non sans humour « A la question : «Vous pensez quoi du Nouveau Roman ? », une convive répond « [...] Nathalie Sarraute, Butor, Robbe-Grillet, même Gégauff, on aime ou on n'aime pas, mais ça va quand même loin. »
{3) Une première version existe,.Elle est mexicaine et date de 1952 :La bestia debe morir,film argentin réalisé par Román Viñoly Barreto, au demeurant moins attrayante
Les Dossiers de l'inspecteur Lavardin
1988-89 France

Nous avons recensé déjà trois œuvres de cet auteur : Rien ne va plus 1997 où Chabrol retrouve un sens de l’humour abandonnant la critique sociale pour un polar distrayant, peu sérieux frisant le film d’aventures comique et déjanté , puis Une affaire de femmes de 1988 où il va frapper sur une société hypocrite, l’intolérante et dénoncer l’emprise masculine frustrée qui vit mal cette émancipation, cette réussite financière dans une France abattue si ce n’est battue et défaitiste., fustigeant au passage une France démissionnaire et enfin Merci pour le chocolat où il vitupère la bourgeoisie où le faux semblant est de rigueur
A aussi il va se lancer à cœur joie via un film policier à la peinture decette France aisée prête à tout pour étouffer des vérités. Sérietélévisée française créée par Dominique Roulet et Claude Chabrol,comporte 4 épisodes dont deux réalisés par lui-même.
Le premier L'Escargot noir montre deux femmes assassinées avec sur le corps de chacune un escargot avec une coque peinte en noir. Le fameux inspecteur Lavardin (Jean Poiret) est dépêché pour occulter ce double crime mystérieux . il va travailler avec un collègue local Mario (Mario David ) être jovial et tout aussi festif Toutes trois sont des femmes de notables (pharmacie avocat, négociant de vin ) qui se connaissaient et cachaient un secret . Le monde est lâche , le monde est hypocrite et le monde est ici la bourgeoisie rurale.
ROGER CAREL & MARIO DAVID
Lavardin est sarcastique volontairement provocateur ne semble guère avoir foi en l’homme et contre vents et marée bouscule la bienséance, fait sortir de leur gong les protagonistes, travaille l’ironie comme d’autres l’amabilité. Il se montre épicurien , drôle acerbe comme avec cette réplique face à un assassin qui, regrette de ne pas avoir tué sa quatrième victime :« c’est ton problème , il fallait commencer par elle » Poiret avait déjà interprété ce personnage loufoque et excentrique dans 2 films de Chabrol : 1985 :Poulet au vinaigre et 1986 :Inspecteur Lavardin

Chabrol aime les acteurs comme il doit avoir aimer le bon vin ; nous croisons dans cet épisode STEPHANE AUDRAN actrice fétiche (plus de 20 films) et épouse, ROGER DUMAS (7 films ensemble) , FRANÇOIS PERROT (6 films ), Catherine Rouvel et Roger Carel etc.
Chabrol est un facétieux et Lavardin fin limier endosse cette qualité change les pions de place comme dans le second épisode Maux croisés satire de la télévision avec des portraits pathétiques de candidats, d’animateurs et de supporteur sans oublier d’épingler aux passage ces nantis hautains et désagréables ; Qu’est- ce qu’on se poile avec Chabrol
CAPE ET POIGNARD USA
(Cloak and Dagger)1 946

Après une trilogie sur la justice, va reprendre son discours sur le bien et le mal incarné par le fascisme et par la résistance instaurant une série de films d'espionnage antinazis avec outre ce titre :Chasse à l'homme (Man Hunt, 1941),Les bourreaux meurent aussi (Hangmen Also Die!, 1943)*etEspions sur la Tamise (Ministry of Fear, 1944
Après avoir lancé des diatribes contre la société , voila notre cinéaste participant l’effort de guerre avec cers films partisans

Si l’œuvre est moins formelle, elle en dégager pas moins une maitrise visuelle voire scénique qui rend l’histoire alléchante et demeure l’œuvre finale de ce genre car réalisé contrairement aux trois premiers opus après la guerre , soit après la révélation des atrocités de celle-ci (les camps de concentration et les effets de l’arme nucléaire sur les humains ) Par cette conclusion le film sort du cadre film de propagande pour celui de film mémoriel.

Le héros peine à maintenir la barque, il peine au combat et arrive trop tard pour sauver une savante. Il est quelque peu lunaire, lointain et ancré dans son personnage, obnubilé par son travail face à lui une femme combattive, participante au passé traumatique plus prompt que le protagoniste masculin pour occire son prochain et se montre hardie tout en étant meurtrie. Si son personnage est mis au début à l’écart il va devenir central par sa personnalité et par son amour naissant.

Là aussi le sieur Lang nous offre une œuvre épurée moins formatée que le cinéma hollywoodien plus réaliste et moins expéditive dans sa démonstration : Le héros ne sait pas se battre et peine à se débarrasser d’un nazi au point d’être aidé par une résistante ; ce qui nous vaut une scène anthologique qui selon Jean-Loup Bourget, Alfred Hitchcock s'est très largement inspiré de ce film pour Le Rideau déchiré, qu'il tourne en 1966.

De plus le « héros » devine bien que son histoire d’amour ne peut lieu : il n(y a pas de place pour cela . seul compte la résistance fusse telle maladroite ou non. L’œuvre demeure un film noir avec son atmosphère sombre , ses doutes et ses combats contre un géant : Le fascisme

Lang offre à nouveau un film réaliste , persuasif et timidement pessimiste.
center;">LA FEMME AU PORTRAIT
center;">The Woman in the Window
center;">1944- USA de Fritz Lang
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center;">
Quand le réalisateur montre le désir coupable cela devient une affaire morale et toute demande sexuelle devient un problème outre moral, criminel et asocial.
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Le héros de cette triste aventure cauchemardesque est un homme marié (Edward G. Robinson) frôlant la cinquantaine et se posant des questions devant le temps qui passe. Le voilà célibataire le temps d’un week-end et il va céder à la tentation. Le voilà subjugué par un portrait d’une très belle femme (Joan Bennett ) et cette attirance va se concrétiser quand il se retrouve face au modèle envoutant.

Il va commencer chastement un début de bluette quand tout à coup l’ami de la femme surgit et use de violence à laquelle va suivre une autre plus expéditive. le couple éphémère va devoir maquiller le crime et se trouver des alibis quand débarque un inconnu (Dan Duryea ) qui va jouer les maitres chanteurs. Un concours de circonstances va se débarrassera de l’intrus mais le couple coupable demeure et doit vivre avec ce meurtre. Le final va remettre les pendules à l’heure et les protagonistes dans leur fonction réelle.

L’emprise du mal a toujours été une obsession chez Fritz Lang et l’attrait physique une culpabilité. Nous ne connaissons point le roman d’où est tirée l’histoire ô combien rocambolesque, contrairement au scénariste adaptateur de ce récit hallucinant comme le furent ses premières muettes en Allemagne qui le firent entrer au Panthéon du septième Art.

CASIER JUDICIAIRE 1938
Sortie vidéo le 26 février 2025
Rimini Editions
Avec un interview de Nicolas Tellop, essayiste et critique (38’)
Ce mois-ci sortiront en support DVD & BLU-RAY 3 films de ce cinéaste célébré, reconnu notamment par la presse européenne, qui restera comme l’un des dix géants du 7ieme art et du 20ième siècle

Par ordre chronologique nous avons 1938 :Casier judiciaire (You and Me) qui est le troisième film de son auteur fraichement débarqué aux USA après une carrière en Allemagne (1) qui à elle-même le fait rentrer dans toutes les cinémathèques du monde, toutes les écoles du cinéma et chez tous critiques et spectateurs et qui englobent plusieurs chefs d’œuvre
Dès son arrivée en Amérique il se fait remarquer par une trilogie (2) qui jette un regard critique sur sa nouvelle terre où il réalisera une bonne vingtaine de films ; des drames, des polars, des films politiques et des westerns (3)

La trame repose sur la vie d’anciens détenus enrôlés par un patron courageux (Harry Carey ) notamment sur un couple Joe Dennis ex-gangster (George Raft ) et Helen Dennis (Sylvia Sidney ) une employée tolérante aussi qui tentent de survivre face à l’opinion publique . Or le premier va apprendre que sa bien-aimée cache un passé pénitentiaire qui l’empêche de se marier et tout deux passent outre. Cette révélation va pousser Joe à reprendre du service comme mauvais garçon. Helen va tout faire pour ramener son conjoint dans le droit chemin qu’il avait entamé ainsi que son entourage prêt à le suivre dans une mauvaise action : celle de cambrioler leur employeur. (4)

Le réalisateur vise une société intolérante, trop stricte qui n’offre point de deuxième chance mais il charge moins queFurie (Fury) 1936 avec le traitement musical et humoristique qu’il impose au script. Néanmoins il impose des réflexions : Le mal est-il inéluctable chez l’homme et la société est-elle prête à le prendre sous son aisselle.

Le film ne compte pas moins des scènes de groupe inquiétantes, angoissantes qui ne sont pas sans évoquer son œuvre germanique, de répliques clinquantes« Les gros bonnets ne sont pas des petits truands comme vous. Ils font de la politique.", d’interdits bravés (le couple consomme avant le mariage et de surcroit ont un enfant au grand dam du code Hays établi en 1930 prônant et imposant même des sujets à ne pas aborder et une morale rigoureuse
Parmi les acteurs toujours bien dirigés chez Lang nous avons

HARRY CAREY fut l’acteur fétiche de D. W. Griffith (une quarantaine de participations durant le muet) puis de John Ford (une bonne dizaine de participations durant le muet aussi) Il se fit un nom dans le western durant le parlant aussi : 1935 :Ville sans loi (Barbary Coast) ---1948 :La Rivière rouge (Red River) 2 films de Howard Hawks ainsi que chez Henry Hathaway avec notamment un rôle mystérieux :« Le Berger des collines » dans Le Retour du proscrit--The Shepherd of the Hills 1941. Il interprètera souvent des rôles honorables ; sheriff – juge -docteur –militaire gradé

SYLVIA SIDNEY imposera le réalisateur qui ne faisait pas l’unanimité et tournera deux autres films pour lui . Ici elle est juste et imposante tant par son jeu que par son personnage. Elle débutera en 1927 et se retira 7 décennies plus tard avec une présence dans 2 films de Tim Burton : 1988 : Beetlejuice (Beetle Juice) et 1996 : Mars Attacks! Où elle est désopilante en grand-mère terrible et salvatrice. Elle avait été dirigé auparavant par Alfred Hitchcock -- Josef von Sternberg -- William Wyler -- Richard Fleischer--- Wim Wenders . elle traversera 4 générations.
GEORGE RAFT ex danseur professionnelle dont il gardera le maintien voire l’élégance , une sveltesse et une présence évidente ; Il s’adonnera au cinéma policier dont notamment en 1932, dans la première version deScarface de Howard Hawks, où son personnage du malfrat Guino Rinaldo fait tournoyer une pièce de monnaie de façon frénétique, le rend célèbre au point qu’il sera demandé moult fois de répéter ce geste dans des films notamment en 1961 : dans Le Tombeur de ces dames (Ladies Man) de Jerry Lewis. Son dernier grand rôle demeure un autre gangster dansCertains l'aiment chaud (Some Like It Hot) de Billy Wilder en 1959.

(1) 1919 -1933 avec les films prestigieux que sont : 1921 :Les Trois Lumières (Der Müde Tod)-- 1922 :Docteur Mabuse le joueur (Dr Mabuse der Spieler) -- 1927 :Metropolis – 1931 :M le maudit (M) les deux derniers ont assis sa réputation et son impact international
(2) 1936 : Furie (Fury) Spencer Tracy et J'ai le droit de vivre (You Only Live Once) avec Henry Fonda : deux brûlots
(3) 940 :Le Retour de Frank James (The Return of Frank James) Henry Fonda --- 1946 :Cape et Poignard (Cloak and Dagger) avec Gary Cooper 1951 :L'Ange des maudits (Rancho Notorious) avec Marlène Dietrich -- 1953 :Règlement de comptes (The Big Heat) avec Glenn Ford -- 1955 :Les Contrebandiers de Moonfleet (Moonfleet) avec Stewart Granger soit avec que des stars ainsi que Edward G. Robinson ( 2 films) , Dana Andrews, Joan Bennett (3 films) , Ray Milland , Sylvia Sidney, (3 films) Tyrone Power, Barbara Stanwyck, Robert Ryan , Glenn Ford (2 films) .Liste non innocente qui démontre son impact.
(4) Cela nous vaut une séquence savoureuse quand Helen Dennis démontre que leur vol ne leur rapportera pas grand-chose pécuniairement parlant avec une démonstration arithmétique on ne peut plus logique
